| ENRIQUE VILA-MATAS |
UNE PAGE FRANÇAISE |
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| BISES À 'AIR DE DYLAN' |
Didier Jacob /
Le Nouvel Observateur - 08/12/2012
J'embrouille, donc je suis. Depuis ses premiers articles, Vila-Matas ne s'est jamais départi de cette intuition fondamentale. Illusions en chaîne, impostures à gogo, tout un art du mentir-faux qui caractérise l'œuvre de l'auteur catalan. [...] Mais la réussite de Vila-Matas tient aussi, paradoxalement, dans cette autre conviction : les meilleurs livres sont ceux qui n'ont pas été écrits. « L'échec et la littérature ont partie liée, explique-t-il. Ce n'est pas comme en arithmétique, où tout problème a sa résolution. » [...] Air de Dylan est un livre enjoué, drôle, nourri de références incessantes (Scott Fitzgerald notamment, dont Vila-Matas, dans la plus improbable des enquêtes, raconte comment il n'a pas écrit d'une des phrases de son scénario « Three comrades »). Un jeu de marelle littéraire, donc, un exercice de sincérité aussi : « Ma famille, c'est l'air, dit-il, et je suis un mélange des voix et des souvenirs de divers vivants et morts. »
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Daniel Martin / La Montagne - 18/11/2012
A quoi bon écrire quand tout ou presque a déjà été dit ? Le narrateur d'Air de Dylan traverse d'ailleurs une de ces périodes où chaque artiste remet tout en question. Sa réponse est lumineuse : on écrit pour respirer l'air du temps et se sentir libre. On peut lire Air de Dylan pour les mêmes raisons.
Alphonse Cugier / La liberté hebdo -
16-22/11/2012
On retrouve les thèmes de prédilection de Vila-Matas : disparitions, sosies, puissance de l'imagination, transcription du réel et limites de la littérature, pannes d'écriture ou renoncements, choix d'une vie immobile. [...] Chez Vila-Matas, l'excès fonctionne à plein : au trafic des sentiments, il préfère celui des citations, références, digresions, fausses pistes, formes insolites avec un goût pour la parodie. Les chemins que ses fictions empruntent, tournent en rond et ne mènent nulle part le lecteur qui a le temps de glaner une moisson d'interrogations, véritable viatique pour son propre parcours. La vie est-elle un jeu de rôles ? Qu'est-ce que l'authenticité en littérature, au cinéma ? Qu'est-ce qu'écrire ou filmer vrai ?
Florence Noiville / Le Monde - 30/11/2012
Rares seront les écrivains qui se seront autant délectés [que Vila-Matas] des brouillages entre le vrai faux et le faux vrai. Entre l'authenticité de l'art et les impostures de la vue... Pourtant, Vila-Matas ne se contente pas d'être ce virtuose qui nous mène en bateau sur les eaux troubles du (men)songe. A chaque livre, « je prends des risques. De plus en plus de risques » nous confiait-il lors de son dernier passage à Paris. « Sans risque, ce que je fais n'aurait aucun sens ». Qui dit danger, dit possibilité d'échouer. Mais c'est bien là la dernière des choses qui tracassent Vila-Matas : « Pour moi, la littérature en général est synonyme d'échec. Triompher en littérature est horrible. » [...] Air de Dylan est une expérimentation romanesque ironique, labyrinthique et parodique sur l'authenticité et le mensonge. Sur nos vrais visages et sur nos masques. |
Mathieu Lindon / Libération - 01/11/2012
Le personnage principal du livre, le jeune cinéaste dont le physique évoque celui de la star musicale américaine, est le fils d'un écrivain postmoderne et s'est engagé dans la quête de l'«authentique», on a du mal à ne pas percevoir le commentaire de l'auteur comme faisant partie du récit lui-même. Attaquer le postmodernisme au nom de la vérité ou de la sincérité n'est pas une idée si neuve qu'on imagine qu'elle soit un beau jour tombée comme d'un continent inconnu sur Enrique Vila-Matas. [...] Le roman s'ouvre sur un «Colloque littéraire sur l'échec» qui se tient en Suisse. S'y rend le narrateur principal, écrivain qui, après «un pamphlet en faveur de la brièveté» dans sa jeunesse, n'a cessé d'écrire. Abrégé d'histoire de la littérature portative fut le premier livre traduit en français d'Enrique Vila-Matas avant que, bienheureusement, d'autres suivent par dizaines. Il y a tout le temps ainsi, dans Air de Dylan, des pistes qu'on ferait mieux de ne pas suivre. C'est à ce colloque que le jeune cinéaste, fils de l'écrivain postmoderniste qui vient de mourir, entreprend de porter l'échec à son comble par une intervention telle qu'elle sera elle-même un désastre et que personne ne pourra la suivre jusqu'au bout.
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Géneve, librairie L´Age d´Homme
octobre 2012
SPECIAL V-M
À LE MONDE
Novembre 2011
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“Appel à tous les écrivains, potentiels, débutants ou confirmés : si vous voulez savoir où en est la littérature et s'il est possible de la renouveler, lisez Chet Baker pense à son art d'Enrique Vila-Matas, Vous n'y trouverez pas de marche à suivre, aucune théorie, aucun eurêka, aucun moyen d'échapper à l'échec ; plutôt de précieuses mises au point, de féconds tâtonnements, des contradictions non résolues mais révélatrices, des pistes suggérées qui peuvent ne mener nulle part comme elles peuvent déboucher sur la littérature du futur (si toutefois le futur daigne accorder une place à la littérature). Et vous y apprendrez que, si une nouvelle révolution littéraire est envisageable, elle se fera, contrairement à celles qui l'ont précédée, sans fracas, sans manifeste, sans scandale, en douceur, secrètement, au risque de passer inaperçue.” ( Philippe Roland. Le Magazine Littéraire. Paris, 2011) |
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| DERNIÈRES ÉDITIONS FRANÇAISES |
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2012
Paris ne finit jamais
CB Titres
Trad. André Gabastou |
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2012
Air de Dylan
Christian Bourgois
Trad. André Gabastou |
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2012
Le mal de Montano
CB Titres
Trad. André Gabastou |
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2011
Chet Baker pense à son art
Le Mercure Gallimard
Trad. André Gabastou |
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2010
Dublinesca
Christian Bourgois
Trad. André Gabastou |
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2010
Perdre des théories
CB Titres
Trad. André Gabastou |
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2009
Bartleby et Compagnie
CB Titres
Trad. Eric Beaumatin |
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2009
Journal volubile
Christian Bourgois
Trad. André Gabastou |
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2008
Explorateurs de l'abîme
Christian Bourgois
Trad. André Gabastou |
| Voir ici tous les livres traduits |
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- Rêvière d'une nuit turinoise. Olivier Renault. Page des Libraires. Paris, 16/09/2011.
- Le livre de l'intranquillité. Livres Hebdo. Paris, 6/10/2011.
- Essai de roman. Philippe Roland. Le Magazine Littéraire. Paris, 20/10/2011.
- Une nuit, une chambre. Olivier Renault. ArtPress. Novembre 2011.
- Finn contre Hire. Arnaud Viviant. Lire et relire. 28/10/2011.
- La bibliothèque idéale d´Enrique Vila-Matas. Propos recueillis para Jeanne de Ménibus. ELLE. Novembre 2011.
- Pense à son art. Roland Thevenet. Solko.hautefort.com. 10/11/2011.
- Un chemin de littérature. Patrick Kéchichian. La Croix. Paris, 9/11/2011.
- Vila-Matas pense à son art. Books. Novembre 2011.
- Voyage au bout de la littérature. Camille de Marcilly. Libre Belgique Supplement. 31/10/2011.
- Especial Vila-Matas. Fabienne Dumontet y Florence Noiville. Le Monde. 18/11/2011.
- Voyage autour de sa chambre. Pierre Assouline. Le Monde Livres blog. 24/11/2011.
- Émission de France Culture, intitulée “La dispute”. Novembre 2011.
- Sur 'Chet Baker pense à son art' a le magazine Actu FNAC. Novembre 2011.
- Sur 'Chet Baker pense à son art' á Florilettres (revue littéraire de la Fondation La Poste). Novembre 2011.
- Émission de France Culture, intitulée “Le Carnet d'or”. Novembre 2011.
- Émission de France Inter, intitulée “Un livre sous le bras”. Novembre 2011.
- Sur Chet Baker pense à son art. Nathalie Crom. Telerama, n° 3230 - 10/12/2011.
- Undead, undead, undead (Le regard belalugossif). Éric Bonnargent. L´Anagnoste. Décembre 2011.
- Docteur Joyce et Mister Simenon. Jacques Dubois. Le journal Mediapart. 27.01.2012.
- Chet. L.B. 'Chronic´Art'. Jan/Fev 2012.
- Cheminant avec passion. François Perrin. 'Standard'. Hiver 2012.
- Voyage insolite. François Le Corre. ' Études'. Fev 2012.
- Frontiere entre litterature et fiction. Alizé Treyvaud. L´Express (Suisse). Janvier 2012.
- À propos de Chet Baker pense à son art. Juan Asensio. Stalker. Hautefort. Avril 2012
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BIBLIOGRAPHIE de DUBLINESCA
“L´adieu à Gutenberg”. Florence Noiville. Le Monde (Paris), 09.04.2010. (Version word)
- Attendre et perdre, c'est gagner. Olivier Renault. Page (Paris). Mars 2010
- Vila-Matas se fait Dublin. Mathieu Lindon. Liberation (Paris). 11.03.2010
- Enrique Vila-Matas : la posture de l'imposteur. Nelly Kaprièlian. Les Inrockuptibles (Paris). 25.03.2010
- Perder teorías (Perdre des theories) reseñado en Francia. Joel Jegouzo. Blog “Du texte au texte” (Paris). 29.03.2010
- Vila-Matas convie toute la litterature du monde a Dublin. Minh Tran Tuy. Le Magazine Litteraire (Paris). Avril 2010
- “Vila-Matas enterre Gutenberg”. Alain Nicholas. L´Humanité (Paris). 01.04.2010
- L´adieu à Gutenberg. Igor Capel. Le Canard Enchaîné (Paris). 09.04.2010
- Dublinesca en Genève. Isabelle Rüf. Le Temps (Ginebra). 10.04.2010
- Enrique Vila-Matas ou l´invention de l´auteur. Fernando Couto e Santos. Blog “La plume dissidente”. 27.04.2010
- Un grand écrivain, un merveilleux passeur. Redacción. Vogue (Paris). Mai 2010
- Vraiment passionnant. Radio Orient. Paris. Mai 2010
- “Je suis un homme de culture”. Interwiew de Sophie Pujas à l'édition de mai du magazine français Transfuge
- Alcoolisme et jansenisme. (À propos de Vila-Matas dans Transfuge). La Republique des Livres, el blog de Pierre Assouline en Le Monde. 09.05.2010
- Vila-Matas se ment enormement. Benjamin Locoge. Paris Match. 12.05.2010
- Cap au pire. Bartleby. Blog “Bartleby les yeux ouverts”. 25.05.2010
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V-M à la Seine (photo Mordzinski)

La rue Littré. Au fond à droite,
l´Hôtel Littré, siège central de
V-M dans le Paris actuel.

Barton Fink, vu par Vila-Matas
(revue Blow Up)

Préface à l'édition française
La Princesa y el Pescador,
de Minh Tran Huy

'Une phrase suffit à gouverner
une vie'.
Pierre Assouline,
blog La république des livres

Explorateurs de l'abîme
(Un livre, un jour, ina.fr)

Réception à Nîmes du
Prix Jean-Carrière 2010
(7 février 2011)

Entrée de la littérature
en gare de Nîmes

Colette Fellous
Carnet nomade

Une installation artistique (de
Dominique González Foerster)
à Río de Janeiro, Brésil: Le
Troisième Reich et Le voyag
e vertical, ouverts

Paris, 13 octobre 2011
Parution de l'edition française de CHET BAKER PENSE À SON ART |
ANDRÉ GABASTOU
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D’André Gabastou, je ne peux parler qu’en termes très élogieux. Après tant d’années d’étroite collaboration entre traducteur et auteur (il a traduit plus d’une dizaine de mes livres), il a acquis une connaissance très raffinée de ma manière d’écrire et c’est en véritable artiste qu’il résout les problèmes posés aux traducteurs par la prolifération dans mes textes de citations littéraires (vraies ou fausses). Il a une méthode infaillible – que je n’ai d’ailleurs pas saisie - pour faire en sorte que chaque problème de traduction soit une fête. Je crois qu’il me connaît mieux que je ne me connais moi-même.
Je l’ai raconté plusieurs fois : je suis tombé un jour sur une longue phrase, mise en exergue dans un encadré, à la troisième page du supplément Livres du Monde. Peut-être parce qu’il s’agissait d’un thème qui m’était cher, cette longue phrase me parut fort bien écrite, dans un rythme élégant qui suscitait l’envie. Je me suis dit que j’aurais bien aimé en être l’auteur. Les mots de cette longue phrase étaient si bien choisis et l’ordonnance des propositions subordonnées si harmonieuse ! C’est à ce moment-là que j’ai découvert que cette phrase était signée de moi et qu’elle était tirée d’un de mes romans, dans la géniale traduction de Gabastou. Ce jour-là, j’ai compris pourquoi j’avais en France autant de bons lecteurs et pourquoi la France me réservait un si bel accueil. « Sacré Gabastou ! » ai-je alors pensé.
E V-M |

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SAINT-GERMAIN, MON AMOUR
(Publié dans Le Nouvel Observateur,
27 mars 2010)
Je vais quatre ou cinq fois par an à Paris. Quand c'est à titre privé, je m'installe dans un hôtel de la rue Littré parce qu'il est près de Saint-Germain-des-Prés, qui est resté à mes yeux le centre de Paris. Ce quartier était autrefois celui de mon monde et, dans mon esprit, il l'est resté.
J'ai du mal à me dire qu'il est mort parce que je devrais en conclure que sont également morts mes souvenirs des jours heureux. En fait, je vais à Paris à la fois pour préserver ce souvenir et y retrouver mes amis actuels, dont aucun n'était lié à moi entre 1974 et 1976 pendant les deux ans où j'ai vécu rue Saint-Benoît, sous la tutelle de la grande Marguerite Duras. Avoir quitté Saint-Germain-des-Prés à une époque culturellement encore brillante...
LA BIBLIOTHÈQUE DE LA CHAMBRE OBSCURE
Alberto Savinio était si mécontent des encyclopédies qu’il se fit la sienne pour son usage personnel. Je crois avoir fait la même chose avec la littérature de ce siècle, car chez moi, dans une chambre noire, j’ai réuni tous mes auteurs favoris. Il n’y a pas un matin où, en guise de ce que nous pourrions appeler échauffement, je ne pêche au hasard, dans l’obscurité, un tome et je ne le relise dans mon lit jusqu’à ce que monte l’un de ces désirs irrépressibles de me mettre à écrire. Ensuite, pour bien m’assurer que tout ira pour le mieux, je prends un café, j’allume une cigarette et je vais à la fenêtre depuis laquelle je peux voir toute la ville. Là je fume et je pense à la vie et à la mort, jusqu’à ce que me vienne la sensation, parfois trompeuse, d’être définitivement prêt pour l’écriture...
(A Mastroianni-Sur-Mer)
Traduit de l’espagnol par Pierre-Olivier Sanchez
TERREUR CHEYENNE
Je n'ai jamais oublié le jour où j'ai découvert la peur. Eté 1951. Un petit village de la côte au nord de Barcelone. Le dimanche après-midi, les familles des vacanciers allaient au cinéma. On m'a emmené voir le premier film de ma vie, un western.
Je ne me souviens ni du titre ni de l'histoire. Je n'avais que trois ans et demi. En revanche, je me souviens comme si c'était hier qu'on pouvait voir sur l'écran la vie quotidienne d'une famille de fermiers, composée d'une mère affectueuse, d'un père respectable et d'un enfant un peu plus âgé que moi. La normalité était tout à coup ébranlée par l'apparition au sommet d'un monticule d'êtres étranges - dont...
(Le Monde, juillet 2009)
ROMANS, ESSAIS, CONTES
- CHRISTIAN BOURGOIS ÉDITEUR [+]
- Abrégé d’histoire de la littérature portative (trad. Éric Beaumatin), Paris, Christian Bourgois, 1990
- Suicides exemplaires (trad. Éric Beaumatin, avec la participation de l'auteur), Paris, Ch. Bourgois, 1995
- Imposture (trad. Éric Beaumatin avec le concours de l'auteur), Paris, Ch. Bourgois, 1996
- Enfants sans enfants (trad. A. Gabastou), Paris, Ch. Bourgois, 1999
- Loin de Veracruz (trad. D. Laroutis), Paris, Ch. Bourgois, 2000
- Le Voyage vertical (trad. A. Gabastou), Paris, Ch. Bourgeois, 2002
- Le Mal de Montano (trad. A. Gabastou), Paris, Ch. Bourgois, 2003
- Paris ne finit jamais (trad. A. Gabastou), Paris, Ch. Bourgois, 2004
- Docteur Pasavento (trad. A. Gabastou), Paris, Ch. Bourgois, 2006
- Le Voyageur le plus lent (trad. A. Gabastou et D. Laroutis), Nantes, le Passeur-Cecofop, 2001. Col. de poche Titres, Bourgois éditeur 2007
- Explorateurs de l’abîme (trad A. Gabastou), Paris, Bourgois éditeur, 2008
- Étrange façon de vivre (trad. A. Gabastou), Paris, Ch. Bourgois, 2000, Rééd. 2009
- Bartleby et compagnie (trad. Éric Beaumatin), Paris, Ch. Bourgois, 2002, rééd. 2009
- Journal volubile (trad A. Gabastou), Paris, Christian Bourgois éditeur, 2009
- Perdre des théories (trad A. Gabastou), Paris, Christian Bourgois éditeur, 2010
- Dublinesca (trad A. Gabastou), Paris, Christian Bourgois éditeur, 2010
- ARGOL ÉDITIONS
- PASSAGE DU NORD OUEST
- MEET
PRÉFACES a les livres suivants
- Contes carnivores, Bernard Quiriny. Seuil, 2008
- Artistes sans oeuvres. Jean-Yves Jouannais. Verticales, 2009
- La princesse et le pêcheur. Minh Tran Huy. Actes Sud, livre de poche, 2009
LE MAGAZINE LITTÉRAIRE
- Collaborations mensuelles entre septembre 2004 et mars 2008
LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE
- Collaborations:
- Octobre 2002, nº 563 : Hotel Attraction (Gaudí)
- Avril 2004, nº 569 : Bien que nous ne comprenions rien
- Janvier 2007, nº 572 : Ainsi sont les autistes
JOURNAL VOLUBILE
dans la position 18 du classement des 25 meilleurs livres de l'année 2009,
selon la rédaction de Les Inrockuptibles.
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| QUELQUES IMAGES |

Enrique Vila-Matas, Paris 2007
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André Gabastou
et Paula de Parma,
La Closerie des Lilas, Paris 2012
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Avec Paula, Anne-Marie et Lolo à
l´Hôtel Littré. Décembre 2007
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À Bordeaux avec
Jose Carlos Llop (2008.
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Chevalier de la Legion d´Honneur.
Fête à l´Ambassade de France à Madrid. Octobre 2008.
Avec son cousin Joan de Sagarra |

Chevalier. Madrid 21 Oct. 2008.
Avec Ray Lorig.
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Dominique G. Foerster
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Catherine Deneuve dans une
image evoquée à Dublinesca,
le dernier roman de V-M
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| DOSSIER DE PRESSE DE 'JOURNAL VOLUBILE' |
Nelly Kaprièlian
Vogue - juin-juillet 2009
Transformés en vrai livre et faux journal, ces textes nous entraînent partout dans le monde mais surtout dans la géographie mentale et romanesque de l'écrivain catalan. [...] Un labyrinthe poétique qui nous dit que les voyages immobiles sont encore les meilleurs.
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Allan Kaval
Marianne - 21-27/04/2009
Parcourir le journal d'un écrivain est une balade merveilleuse! Surtout si, comme Enrique Vila-Matas, il conjugue avec élégance et souplesse le commentaire plaisant de l'ordinaire à des propos plus graves. C'est une pensée en permanente éclosion que l'écrivain espagnol déploie dans ce journal. [...] On le lit comme le résultat prenant de la rencontre entre le mouvement du monde et la subjectivité habitée d'un homme de lettres.
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Camille Perotti
La libre Belgique - 18/05/2009
S'inscrivant dans le sillage duchampien en se libérant " de toutes les attaches stupides de l'art", l'écrivain catalan brouille les pistes. Où se situe la limite entre la fiction, l'imagination, l'autofabulation, la réalité? Peu importe.[...] L'intertextualité comme le récit de ses peines, ses joies et de ses réflexions en courtes séquences temporelles sont toujours émaillées de remarques ironiques. [...] Avec ce journal, volubile, mais surtout délectable, Enrique Vila-Matas éclaire son oeuvre et découvre qu'il peut être, lui-même, source d'inspiration.
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Olivier Renault
Art Press - juin 2009
Si vous croyez vivre dans une basse époque, voici un remède contre la crétinisation en cours : Journal volubile. Enrique Vila-Matas est un veilleur lisant la bibliothèque de l'humanité. Si les classiques lui sont nourriture perpétuelle, il lit aussi, beaucoup, ses contemporains. [...] Mais l'auteur ne se contente pas d'une liste d'essais ou de réflexions : c'est un journal et donc les lectures et rencontres s'inscrivent dans une forme de quotidien. Il nous raconte qu'il aime lire ébloui par la lumière afin que la lecture soit un acte difficile. [...] Il observe aussi son époque, la nôtre, qu'il faut bien vivre.
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Etienne Leterrier
Le Matricule des anges - avril 2009
Journal volubile use de cette voix si particulière qui sait "rire d'une manière infiniment sérieuse". Vila-Matas nous emmène dans les rayonnages préférés de sa bibliothèque de Babel. [..] Vila-Matas a l'immense talent de plaire même -en fait surtout - lorsqu'il agace. Lorsque par exemple il allonge la liste des noms de ses amis célèbres, qu'une scène de rue lui rappelle "inévitablement" tel ou tel auteur, ou qu'emporté par son enthousiasme, il répète une chose déjà racontée plusieurs mois auparavant. Rien que de plus normal et de plus précieux, en fait, dans ces "sauts et gambades" et dans cette liberté prolifique: c'est peut-être là en effet que se donne à lire quelque chose qui se rapproche le plus de la vérité.
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Nelly Kaprièlian
Les Inrockuptibles - 14/04/2009
Maîtriser sa vie en l'écrivant à l'avance: c'est le rêve du Catalan Enrique Vila-Matas, metteur en scène de son existence dans des livres métaphysiques et drôles. Dans le dernier, il raconte ses voyages avant de les faire. [...] Chez lui, vie et littérature sont tissés ensemble, à fils égaux. Toute son oeuvre pose en unique solution pour vivre de lire la vie comme un texte littéraire, et de s'y inscrire comme personnage de son propre roman pour éviter de se dissoudre dans le vide du cosmos et du temps, ou dans l'infini des possibles. Sous l'absurde, il y a une angoisse terrible à l'oeuvre dans la littérature de Vila-Matas, où l'absurde menace toujours de se muer en accident, de vous faire basculer dans la mort. La seule arme pour éviter le chaos de toute existence, est de la réenchanter par le roman, et de mieux maîtriser sa vie en l'écrivant à l'avance, ou simultanément.
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RÉFÉRENCES DANS LE SITE
- Bouju, Emmanuel:
- Bradeau, Michel, “Un manteau rouge”, Le Monde, 8/2/02
- Dubois, Jacques, “Le paradoxe comme hygiène de vie”, Mediapart, 8/7/2009.
- Jacob, Didier, “Echenoz, Vila-Matas et le mystère des femmes triangulaires”, Le Nouvel Observateur, 26/2/2009.
- Kéchichian, Patrick, “Leçons d'inquiétude”, Le Monde, 14/6/2008.
- Laurenti, Jean, “Montano”, Le Matricule des Anges, novembre 2003.
- Leterrier, Étienne, “Explorateurs de l'abîme”.
- Maijstral, Fausto, “Au bord de l'abîme, mille questions”, Tabula Rasa, 5/3/2008.
- Nadeau, Maurice, “Docteur Pasavento”, La Quinzaine Litteraire, 16/4/2006.
- Velay, Serge, “Palabras en Nîmes para Vila-Matas”.
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